Puerth...


Puerh, le 30 juillet 2026
Je ne pouvais aller décemment en Chine sans m’arrêter à Puerh. Pour tous les amateurs de thé, Puerh c’est un peu la ville mythe, la Mecque. En soi Puerh – cité renommée dont le nom original était Simao – ne ressemble pas à grand-chose. C’est un village relativement ancien composé de quelques tours et au milieu duquel il y a du thé. Si je vous parle de Puerh et de son thé c’est parce qu’il est unique au monde. La particularité de ce thé c’est qu’il est post fermenté. A l’issue des différentes étapes de fabrication de thé le Puerh à cette spécificité qu’il est, après avoir été légèrement fermenté et soumis à de la vapeur d’eau chaude, pressé. Le fait de presser les feuilles entre elles et d’enfermer l’ensemble dans un tissus pendant une période déterminée va déclencher un processus de fermentation. Dès lors ce thé, à l’égal du vin, va vieillir. Sa robe, son goût évoluera dans le temps. Plus il est vieux meilleur il est supposé être. Il présente alors un équilibre dans sa texture entre le côté doux, velouteux et l’astringence du thé et dans le goût entre le sucré, l’amertume et le côté boisé. La gamme de thé Puerh est donc extrêmement variée.
Puerh est à la fois un type de thé issu d’un procédé de fabrication particulier et une appellation géographique. Seul les thés Puerh issus de la région du Yunnan peuvent prétendre s’appeler Puerh. Les galettes telles que nous les connaissons remontreraient à 1300 ans à l’ère de la dynastie ming période durant laquelle le thé était échangé sur la route du thé avec le Tibet contre des chevaux notamment. C’est sous cette ère que son développement va réellement prendre son essor.
La particularité du Puerh est qu’il est fabriqué à partir de feuilles de théiers centenaires qui sont pour la plupart sauvage. Ces théiers sont généralement issus de la variété camilla assamica. On distingue deux types de Puerh ; le Puerh « vert » Sheng cha faisant l’objet d’une très longue et lente post fermentation et le Puerh Shu Cha ayant subi une fermentation accélérée. Pour les amateurs le premier est le meilleur. Etant une appellation d’origine, seul le thé issu de la province du Yunan peut faire l’objet d’appellation Puerh.
Le thé Puerh fait l’objet de réelles spéculations, mythes et autres histoires. Une chose est sur son goût vous surprendra. En trouver du bon relève d’une vraie gageure tellement il y a de fabricants différents et variés. Au-delà du procédé de fabrication, la qualité des feuilles, leur homogénéité, le terroir, la période de ramassage, le type d’arbre, déterminera la qualité du thé. Un bon Puerh est un thé que l’on peut infuser entre 10 et 15 fois selon la méthode Gong Fun Cha chinoise. La meilleure solution pour s’en assurer, testez-le !





Commentaires