Le temple d’or
- L'Api Curieux

- 18 déc. 2025
- 2 min de lecture

A la manière d’un explorateur je déambule dans les rues de Vientiane à la recherche du temple d’or perdu. Je n’ai pas de fouets ni de fidèle destroyer, mais peu m’importe ; vêtu de mon écharpe, de ma casquette usée par les années et de mon sac à dos fidèle compagnon de route je me hisse promptement sur un scooter électrique tout ce qu’il y a de plus moderne commandé via l’application locale maximo, cela ne s’invente pas, ils auraient pu trouver plus drôle, afin d’atteindre le Graal, le fameux temple d’or.
Nous voici partis atteignant quand même les cinquante à l’heure. A l’horizon pas un nuage pour me gâcher la vue et se mettre en travers de mon chemin d’aventurier moderne. Hu, ha, accroché sur ma selle arrière, la casquette vissée sur la tête comme un casque des temps anciens j’encourage mon chauffeur dans sa mission secrète ; me mener au temple maudit, pardon au temple sacré.
Soudain me voici ébloui par le reflet des rayons du soleil sur le temple d’or. Il daterait du IIIe siècle avant jésus christ. Son dôme s’élèverait à plus de 45m et sa base mesurerait de l’ordre de 85m. Le Pha That Luang Stupa est le monument religieux le plus important du Laos et un symbole de sa souveraineté. Certains disent même qu’un cheveu de Bouddha serait retenu dedans.
Mais le vrai trésor pour moi ne se trouve pas là. Le vrai trésor c’est celui que l’on ne voit pas, celui qui apparaît au moment le plus inopportun et qui vous surprend.
De part et d’autre du temple d’or se trouve d’autres monastères et monuments religieux. C’est là que je tombe nez à nez avec mon trésor. En levant les yeux j’observe fixé en bordure d’un plafond un ensemble compact de points noirs pourvus de zébrure orangée. Ces points noirs forment tous ensemble un arc de cercle. Ils sont vivants ; ils bougent d’un seul tenant. En observant un peu plus je me rends compte qu’il s’agit d’abeilles fixées sur un rayon de cire. Mon cœur s’accélère, serait-ce l’Apis Dorsata que je n’ai pas encore vue ? Leur comportement, la manière de bouger, les mouvements en vague que je perçois, la localisation me laisser penser que c’est peut-être le cas. Hélas incapable de le savoir sans les avoir vues de prêt.
Vite, tel un détective en herbe, je m’aventure sous le soleil - au risque d’avoir une insolation - à la recherche des fleurs et arbres nourriciers. Après quarante-cinq minute à lever la tête et à passer de bosquets en bosquets, de fleurs en fleurs, me voici récompensé. Devant moi trois arbres aux fleurs jaune-vif remplis d’abeilles. Impossible de se tromper. L’émotion me gagne, c’est la première fois que je rencontre cette espèce et que j’en vois d’aussi prêt. Elles sont grandes, presque de l’ordre de 3cm, l’abdomen allongé et plutôt mince, zébrée de blanc et en partie orangé. Impossible de se tromper. J’ai devant moi une des espèces d’abeille la plus grande au monde ; l’Apis Dorsata !





















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