Le charme laotien
- L'Api Curieux

- 31 janv.
- 2 min de lecture

Des maisons en bois sur pilotis, des plans d’eau fermés, le Mékong qui s’écoule langoureusement, des rizières à tout va, des bufflonnes et vaches en liberté, des coqs sous paniers d’osier, des poules qui gambadent, le Laos c’est un mélange de douceur, de simplicité de fêtes et de retrouvailles.
14h passée, au hasard des rues, en levant la tête je vois au choix couché sur une paillasse, posé sur une chaise ou bien dans un hamac, un ou une bien heureuse faire la sieste. Contrairement à l’Occident où c’est mal perçu il n’est pas rare de rencontrer des gens, passants, voyageurs ou vendeurs qui font la sieste. Honnêtement je crois qu’ils tiennent là une des raisons de leur qualité de vie. Dans ce pays le temps semble s’écouler paisiblement, tranquillement, sereinement. Des mauvaises langues pourraient dire que les gens ne travaillent pas, mais c’est faux. Chacun vaque à son occupation, à son rythme. Le mouvement est toujours présent mais langoureusement, délicatement c’est comme une respiration lente mais profonde.
Dans la journée j’entends souvent en arrière fond le bruit des oiseaux, des rires, de la musique entrecoupés de conversations. Au coin des rues on croise régulièrement des enfants. Ils sont là à jouer ou donner un coup de main et toujours le sourire au bout des lèvres. A vélo ou à pied, ce sont toujours les premiers à dire bonjour. En zone rurale c’est un vrai bonjour, une vraie curiosité sans attente en retour. En fin de journée place aux adultes. L’activité reprend de plus belles. Les laotiens aiment à se retrouver à plusieurs et partager un moment de convivialité ou un repas souvent conclue par un karaoké. Cette douceur de rythme se retrouve jusque dans la conduite physique et motorisée. Rarement un mot plus haut que l’autre, presque jamais de klaxon dans la route. Tous les écarts se font doucement sans violence. Ils ont érigé la nonchalance en art de vivre. Il serait sage de s’en souvenir dans nos contrée souvent sujettes à l’énervement et l’excessivité.




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