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Le changement passe par Siem Reap

  • Photo du rédacteur: L'Api Curieux
    L'Api Curieux
  • 6 févr.
  • 2 min de lecture

Il est 19H30, mon bus en provenance du Laos vient d’arriver à Siem Reap. C’est un sacré changement aussi bien climatique que de société. Il ne fait pas loin de 35 degrés en journée. L’humidité augmente graduellement tous les jours. Bientôt la saison chaude et humide, la plus difficile. Après avoir passé deux postes frontaliers sans bakchiche (même si je soupçonne fortement que le billet de bus comprenait une taxe spéciale douane), fait 7 heures de bus et traversé des plaines semi désertiques, me voici enfin à Siem Reap.


Quelle différence par rapport au Laos. Il y a du monde, beaucoup de monde, ça fait longtemps que je n’en n’avais pas vu autant. Les routes ressemblent à des routes, il y a même des bouchons et plusieurs voies pour rentrer dans Siem Reap. De part et d’autre des magasins, enseignes lumineuses, restaurants et cafés, le tout qui s’anime réellement à la tombée du jour. C’est alors un joyeux brouha qui anime Siem Reap. En périphérie du centre des cafés aux enseignes aguichantes et surprenantes ; Lotus bar, Seduction bar et autres noms sirupeux. Des femmes aux robes courtes, aux décollectés suggestifs et aux tatouages visibles. Sont-elles hommes, femmes, hybrides, danseuses, prostituées, je ne sais pas, mais elles sont là pour la chaire. Cela me laisse une drôle d’impression, je ne savais pas que le tourisme de la chaire était également présent au Cambodge.



Siem Reap c’est aussi des bars aux noms plus évocateurs « shut up and come in » plus classiques « rock café », des shooters au goût chimique improbable ersatz de fruit de la passion piquant, des jus pressés, des grillades, des hôtels, des restaurants khmers et des myriades de tourisme. Eh oui Siem Reap c’est la porte vers les temples d’Angkor et ses forêts protégées. En fait c’est une ville assez cosmopolite qui associe modernité, tourisme et quelques restes traditionnels et antiques. Tout cela donne un côté assez animé à cette ville. Partout des tuk-tuk, scooters, vélos, vendeurs ambulants.



J’ai quitté la nonchalance et timidité laotienne pour le dynamisme cambodgien. Un pas de plus vers l’ouverture, le sang chaud. Ici les relations humaines sont plus directes qu’au Laos. Les Cambodgiens semblent beaucoup plus méditerranéens dans leur caractère et leurs vêtements. Les torses sont plus dévêtus et les robes plus courtes. Les chauffeurs de tuk-tuk vous hèlent dans la rue, les vendeurs vous accostent gentiment avec les quelques mots d’anglais qu’ils possèdent. Cela donne des fois des intonations et des situations ubuesques ; « come to see me», «something you look sir ». Parler anglais, s’exprimer avec les mots et gestes ne leur fait pas peur. Ils ne sont pas timides et ont le contact facile. C’est tout un nouvel univers qui s’offre à moi.


Bienvenue dans les contreforts de la méditerranée asiatique !

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