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L’île bénie des dieux...

Photo du rédacteur: L'Api Curieux
L'Api Curieux
7 juil.
3 min de lecture


Bali, Sanur, 11 juin 2026,


L’île bénie des dieux, aux mille senteurs, oiseaux, paysages, couleurs et fruits. Bali je ne la connaissais que via une célèbre phrase du grand père du « Petit Spirou » : « voir Bali et mourir », sinon rien, je n’en connaissais rien de rien.


En venant de Taïwan ce fut un sacré choc positif ; retour à des températures plus clémentes (en juin c’est bientôt l’hiver), retour au brouhaha et au chaos, retour aux divinités hindous multiples, plongeon dans les arts, la créativité, l’excentricité, la finesse et la beauté.


Bali c’est un des hot spot touristiques the must to be pour les surfeurs et télé-travailleurs en exile mais aussi pour les backpackers à la recherche d’exotisme facile ; de la mer, du soleil, de la fête et de la vie légère. Sea, sex and rock and roll, tout ce que je déteste le plus.


Mais quelle agréable surprise il existe encore à Bali des zones où l’on a l’impression de rencontrer la richesse culturelle du pays, des lieux où l’on vous regarde avec un sourire aussi grand que le cœur qui vous fait vaciller.


A ce jour, au cours de ce voyage, si je devais retenir un pays pour la beauté, les arts, l’esthétisme, je dirais Bali. Le lendemain de mon arrivée se tenait le festival des arts de Bali. Chaque région était représentée par un cortège costumé. J’y suis allé par hasard. Bien m’en a pris. Il y avait très peu d’occidentaux, ce fut un vrai moment d’immersion dans la culture locale.



Neuf sous-préfectures, neuf cortèges différents. ; des couleurs en veux-tu en vois là, rose, bleu, vert, rouge, blanc, or, marron, noir, des animaux fantastiques, des masques, des divinités, des instruments de musique, et puis ces humains, femmes et hommes, si bien vêtus en habits traditionnels et si bien maquillés. Le trait fin, le visage lumineux, le regard pétillant, un moment magique. En habit traditionnel le port du sarong (tissus rectangulaire utilisé pour recouvrir la taille) que ce soit pour les hommes ou les femmes leur va à merveille. Les couleurs sont vives, éclatantes, le maquillage est fin, précis et réalisé avec art. De ces cortèges il se dégageait une énergie, une joie palpable et partagée. Dans la rue quelques vendeurs ambulants, des glaces, des smoothies, des noix de coco, des frites de patates douce, quelques brochettes apportent un petit quelque chose de très festif. Pas d’alcool, la fête est plus folle.



Je crois que c’est à Bali que j’ai vu les plus belles personnes et notamment les femmes. Avec leur port, leur tenue, leur regard, leur prestance, leur sourire elles ont quelque chose de lumineux que je n’avais pas rencontré depuis bien longtemps. Ils se dégagent d’elles une vraie joie, un simple bonheur qu’un regard suffit à embraser. Ce sont ces mêmes femmes qui tous les matins sont à l’œuvre dans le cadre du « canang sari », moment où la femme du foyer offre aux dieux un petit panier rempli d’offrande pour les remercier. Il s’agit également à travers ce rituel de maintenir l’équilibre, l’harmonie entre le monde des dieux, des divinités, des démons et des humains. L’encens sert alors de vecteur entre le monde matériel et immatériel.



Ma chance a été de pouvoir profiter pleinement du moment précédent le défilé, moment le plus humain à l’occasion duquel j’ai pu accrocher quelques regards et tirer quelques portraits. L’occasion pour moi de me rendre contre de la beauté des acteurs et des accessoires accompagnant cette fête. Ils étaient tous là avec leurs diadèmes dorés, leurs couronnes de fleurs, leur parapluie divin, leur masque de dragon et de phacochère, leurs étendards rouge, noir, blanc, jaune, orange, leurs chars de fleurs. Ça scintillait, ça brillait, ça sentait bon la joie, l’allégresse et les retrouvailles et moi j’étais là juste à côté illuminé par ce spectacle vivant.


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