top of page

L’apiculture dans l’Etat du Meghalaya :

  • Photo du rédacteur: L'Api Curieux
    L'Api Curieux
  • 14 oct. 2025
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 7 nov. 2025


Les cultures locales sont à la fois mono florale ; litchi, moutarde (plus présent en plaines), sarrasin et pluri florale ; miel de fleurs de forêt sauvage. Dans l’Etat du Meghalaya on retrouve essentiellement ce type de miel ainsi que du miel nommé de mandarine, mais il s’agit en fait du Citrus (miel qui a été récompensé par une médaille d’or au concours SIAL de Paris). Trois types d’abeilles domestiques sont présentes ; l’Apis Mellifera qui a été réimportée d’Europe (précisons que l’Apis Mellifera est une espèce d’abeille qui proviendrait de l’Apis Cerena abeille qui se serait transformée au cours de sa migration en Europe), l’Apis Cerena qui est l’abeille endémique et qui a été domestiquée partiellement il y a plusieurs siècle et l’Apis Mellipona qui présente la caractéristique de produire essentiellement du nectar – qui aurait de fortes propriété médicinale – et non pas du miel à proprement parlé et qui a pour particularité sa taille naine et le fait de ne pas piquer.



Localement il y a eu une tentative d’importation de l’Apis Mellifera. Les débuts étaient prometteurs avec un rendement pouvant aller jusqu’à 100Kg par ruche. Cela s’explique m’a dit NECTAR (« North East Centre for Technology Application and Reach ») par le fait que localement l’Apis Mellifera peut faire jusqu’à 90 kilomètres pour butiner ; chiffre complètement fou (que je ne peux malheureusement pas étayer par des données scientifiques) quand on sait qu’en France son rayon de butinage se limite à 3km.


Cependant, malgré ces caractéristiques et le potentiel de récolte, disons le directement l’usage de l’Apis Mellifera dans le Meghalaya – qui par ailleurs est très utilisée dans le Kerala et le Rajhastan – a été voué à un échec notable avec dans certains cas plus de 100% de pertes de colonies (sur des colonies comptant jusqu’à 100 ruches). La raison est simple ; fragilité de l’espèce face aux conditions climatiques (extrême humidité liée aux moussons), pression également du frelon asiatique et manque de connaissance dans la gestion de cette espèce des apiculteurs qui se relève être finalement très anthropique et dépendante de l’homme avec notamment in situ un gros besoin de nourrissage. Encore une fois on constate à travers l’importation d’une espèce non endémique – rapportée par l’homme pour l’appât du gain facile – que celle-ci est porteuse de plus de problèmes que de solutions.



Au final seul deux types d’espèces sont donc utilisées de manière domestiquée et sauvage ; l’Apis Cerena (partiellement domestiquée) et l’Apis Mellipona (exclusivement sauvage car on récolte directement les essaims de la forêt). Le prix de vente du miel oscille entre 10€ et 30€ le Kilos celui du nectar est à minimum 30€ le kilos.


Je décrirai plus précisément ces espèces dans des articles dédiés à venir.

Commentaires


bottom of page