Kyoto la trop courtisée
- L'Api Curieux

- 1 juin
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Kyoto, 11 avril 2026
L’ancienne capitale impériale du japon, elle est paraît-il immanquable. C’est le must to see. Et pourtant quand j’y suis allé, ce qui était immanquable c’était le flux des touristes. Kyoto a bien des égards s’est révélée surprenante : là où je pensais me plonger dans la tradition, les vieux temples, la sagesse, j’ai été plutôt plongé dans la foule, le stress et la déviance occidentale.
Certes j’ai pu voir quelques temples (temple d’argent notamment), mais ceux qui respiraient encore une atmosphère paisible ne l’était que parce que c’était l’heure de la fermeture. Tous les vieux quartiers historiques étaient submergés de touristes de masse et partout des écriteaux ; ne pas prendre de photos, ne pas s’asseoir, ne pas rester. Difficile dans ces conditions d’apprécier Kyoto.
Finalement après deux jours, après avoir fait la queue pour manger, après avoir été éconduit du palais royal car c’était le jour de la fermeture, après avoir vu des cyclistes se faire réprimander par la police, après avoir attendu des heures aux feux, après avoir dormi avec mon camarade de voyage dans une chambre désuète et peu confortable, après avoir subi le bousculement des touristes, après avoir essayé de voir les fameux temples évocateurs d’un temps ancien, après avoir erré pendant plusieurs heures, le soir, à la recherche d’un restaurant, nous nous sommes avoués vaincus et avons fui l’ancienne capitale impériale.
Des regrets il y en a ; nous n’avons pas vu le temple d’or, le palais impérial était fermé, les portes orange du sanctuaire shinto Fushimi Inari étaient accessibles mais la marée humaine nous a obligé à faire demi-tour, la forêt de bambou nous paraissait trop loin, en fait tous ces lieux historiques étaient trop submergés pour nous.
Mais de Kyoto je retiendrais cette image ; un soir dans les rues exceptionnellement désertes du vieux quartier de Gion, aux alentours de maisons en bois nous avons vu surgir entre deux ruelles deux geishas entièrement vêtues de leur habit traditionnel et de leur maquillage. Petit clin d’œil historique, bouffée d’oxygène et moment propice à l’immersion dans les temps anciens. Kyoto avait encore de quoi me charmer.



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