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Da Lat

  • Photo du rédacteur: L'Api Curieux
    L'Api Curieux
  • 13 mars
  • 3 min de lecture

Située à environ 1500m d’altitude c’est un peu la suisse normande, les petites alpes ou la station thermale du Vietnam. Sous la colonisation elle était réputée être une ville thermale dans laquelle les colons venaient fuir la chaleur et moiteur de Saïgon. Elle fut découverte en 1893 par le Docteur Alexandre Yersin célèbre bactériologue français à l’origine de la découverte du bacile de la peste bubonique. Son climat favorable en fait un peu le grenier du Vietnam. Légumes frais, fleurs, café et thé y poussent à foison.


Parcourir cette ville c’est un régal pour son climat, son authenticité, ses structures architecturales variée d’inspiration des différentes régions françaises et son dynamisme. Après avoir connu les 37 degrés au Camboge, arrivé à Da Lat perché sur son plateau fut une vraie bouffée rafraichissante. Les températures comprises entre 15 et 25 degrés m’ont fait un bien fou. De plus Da Lat que je ne connaissais pas, c’est aussi un berceau du thé du Vietnam central plus exactement à Cau Dat.


Pour y aller j’ai choisi le vélo. En tout 60km avec certaines pentes à plus de 10%. L’effort, bien que méritant, en valait bien la peine. Après avoir parcouru les hauts de la ville et traversé une forêt de pin je me suis trouvé de part et d’autre de champs de légumes et de café. Je ne pensais pas trouver autant de champs si bien entretenus et de serres agricole. Da Lat c’est vraiment la haute zone agricole vietnamienne.




Parcourir les champs de café, surtout quand ils sont en coteaux, c’est toujours une joie. Je les repère maintenant rapidement au loin notamment grâce à leurs feuilles flétries tombantes et à leur couleur vert foncé. Au moment où je suis arrivé les caféiers étaient pourvus de jolis fleurs blanches et jaunes. Ça a été une chance pour moi.


Alors que je m’étais arrêté en contre bas d’un haut fossé j’ai entendu un gros bourdonnement. Bonne intuition, quelques mètres plus loin je découvrais une exploitation de miel de plus de 600 ruches d’Apis Mellifera, un système d’exploitation très intensif comme c’est souvent le cas en Asie. Ici on récolte directement le miel dans le corps de la ruche et non dans les hausses ce qui se fait au détriment de la qualité du miel et perturbe la ruche et la rend plus vulnérable face aux agressions externes et maladies.



Les voir toutes alignées dans cet espace de forêt avec les abeilles en forte activité donnait une impression presque mystique. L’apiculteur qui se prénommait Dai eu la gentillesse de bien vouloir ouvrir avec moi les ruches et de me faire goûter de son miel. Pour la première fois j’ai goûté du miel de café ; il est assez puissant et plutôt boisé.


Passé les abeilles j’ai continué mon chemin à travers le café pour enfin arriver à Cau Dat. Devant moi des champs de thé vert. La particularité des arbustes de thé que je vois c’est qu’ils sont tout petits. L’endroit est beau. Les champs de thé sont grands et se situent au-dessus des nuages et sous les éoliennes. Le vert pomme de reinette se reflète sous le soleil. Mes trente kilomètres à vélo sont bien récompensés même si je suis déçu de ne trouver nulle part de fabrique de thé.



Il est 13H, il me faut retourner sur Da Lat. Avant de repartir je rentre dans un café prendre un repas local. Surprise, à ma droite un groupe de témoins de Jéhovah sympathique entame avec moi la conversation. En partant une des dames me dit que j’ai de beaux yeux. Je ne pars pas bredouille, un compliment c’est toujours ça de pris dans ma besace, c’est bon pour l’ego.



Après plus de 20km me voilà proche de Da Lat. Une pose s’impose et j’en profite pour visiter une pagode et un temple boudhiste le plus surprenant et le plus kitch que j’ai vu jusqu’à présent. Difficile de le décrire mais ce qui domine ce sont toutes ces statues dorées, dessins et représentation du dragon dans toutes ses formes qui est un symbole de chance. Les mosaïques, faïences sont extrêmement colorées et donnent un aspect lumineux, pimpant, très joyeux à cette pagode. La fatigue se fait cependant se ressentir, au moment de monter en haut de la tour mes cuisses sont prises de légers tremblements.


Il est temps pour moi de rentrer à Da Lat et de profiter d’une bonne douche chaude.

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