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D’un autre usage du thé au Laos, Cambodge et Vietnam...

  • Photo du rédacteur: L'Api Curieux
    L'Api Curieux
  • 13 mars
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 15 avr.

Avant d’arriver en Asie centrale j’avais cette idée que le thé c’est quelque chose que l’on boit chaud, pur et non mélangé, à l’européenne en quelque sorte. Mais j’ai très vite compris qu’en Asie du sud il en était tout autre. Les matins j’aime boire du thé chaud, cela ouvre l’estomac, réveil le corps et l’esprit. Par contre trouver un endroit pour boire du thé chaud que ce soit au Laos, Cambodge, sud Vietnam, c’est une vraie gageure.


J’ai passé plusieurs heures à arpenter les rues à la recherche d’un bon thé chaud, mais impossible. J’en étais presque choqué. Comment cela se faisait-il que dans ces pays - presque tous consommateurs et producteurs de thé - je n’en trouvais pas. Après avoir marché quelques kilomètres ma frustration commençait à gagner des sommets jusqu’à ce que je réalise qu’en fait les gens ici ne buvaient pas de thé chaud le matin dans les cafés. Ce qu’ils boivent c’est du thé chaud glacé. Donc plutôt que courir le thé chaud me voici en train de courir le thé froid. Et là euréka, j’en trouve presque partout du thé chaud-froid (car en fait il est refroidi avec des glaçons). Premier constat le thé se consomme donc froid et en accompagnement des plats.



Passons à l’après-midi, là aussi mon plaisir c’est de boire un thé chaud à quatre heures. Rebelote, impossible d’en trouver. Je décidai donc de mieux observer les différentes cartes de thé et en vint à l’évidence. Le thé ne se consomme pas chaud mais froid, mais surtout il ne se consomme pas pur. Dès lors je comprends mieux pourquoi à chaque fois que je demandais un thé chaud on me disait non ou on me proposait un thé glacé parfumé. En effet, deuxième constat, ici le thé se consomme froid et parfumé généralement à base de Matcha (poudre de thé vert très vitaminé) ou bien de thé Oolong. Il y en a pour tous les goûts ; à la menthe, à la passion, au lait, à la fraise, aux mûres, au gingembre.


Par contre à ma surprise, à chaque fois que j’ai été invité chez des gens ou ailleurs, on m’a servi du thé vert local chaud. De ce que j’en conclus et c’est mon troisième constat, c’est que le thé chaud traditionnel est plus servi dans un espace restreint, dans le cadre d’échanges professionnels, ou bien dans le cadre des règles qui régissent l’hospitalité et l’accueil.


Pour conclure, boire du thé froid dans les conditions climatiques se comprend fort bien, même si pour moi cela reste une hérésie. Mais la vie est changement et expérimentation, alors pourquoi pas dans le thé.



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