Un village perdu
- L'Api Curieux

- 5 févr.
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Mercredi 3 février 21h ; j’annonce au gardien de mon auberge que je quitte prochainement Siem Reap pour aller à Battambang. Il est ravi. Il me dit que c’est une jolie région.
« Je suis de là-bas me dit-il. Mon village se situe à plusieurs kilomètres de là le long de la frontière avec la Thaïlande. En fait se situait, on a dû l’évacuer et il a été détruit par la guerre et les bombes »
Je suis resté coi. Ma seule remarque a été de lui dire que j’étais désolé et triste pour lui, sa famille et son village.
Sa réponse avec un grand sourire m’a frappé : « ne soit pas désolé, ça n’est pas grave ».
Avec ces quelques mots il venait juste de m’apporter une leçon de vie face aux catastrophes subies. Il se présentait à moi comme quelqu’un qui venait de perdre sa maison mais malgré tout était souriant et animé d’une volonté de profiter de la vie.
Devant une catastrophe il avait fait le choix de continuer d’avancer et de continuer de sourire.





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