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Quand ça ne veut pas

  • Photo du rédacteur: L'Api Curieux
    L'Api Curieux
  • 2 févr.
  • 3 min de lecture

Je viens d’arriver à Siem Reap (Cambodge). L’opération débarquement depuis le Laos s’est bien passée. Les douanes comme une figue, le bus impec, le tuk tuk parfait et en Anglais en plus. Il ne me reste plus que le logement. Là c’est plutôt la baraka inversée. C’était marqué urban farmhouse. En fait c’est urban car situé pas très loin des grands axes, house, oui c’est sur il y a bien une maison avec un extérieur et quelques plantes, mais pour ce qui est farm eh bien je le cherche encore. A peine arrivée j’entends les voisins, le karaoké à proximité et puis en face de la maison c’est un dépôt de bus. D’accord on est dans une zone isolée, mais bon le dépôt il tourne.


Bref pour le côté nature en ville c’est plutôt une désillusion. J’arrive il n’y a personne pour m’accueillir ou juste un employé qui ne parle pas un mot d’anglais. Bon Il a la gentillesse de porter mon sac, finalement ça n’est pas si mal. La chambre a l’air plutôt joli, des draps gris avec les serviettes qui vont avec sauf que mais oui, mais oui, quelle est cette odeur que je sens. Cela me rappelle l’ammoniac en fait ça pue la pisse comme si on était dans des toilettes publiques non entretenues. J’espère que ça n’est pas mon imagination. Je vais dans la salle de bain et vois une pissotière. Je me dis que l’odeur vient de là. Je tire la chasse d’eau, sauf que je ne fais pas attention à une affiche marquée broken. C’est la catastrophe, la chasse d’eau est bloquée en mode ouverte, cela déborde de partout. Je cris pour alerter la personne qui m’a accueillie. Plus de peur que de mal il arrive à bloquer le bouton de chasse d’eau. Mais en attendant l’odeur est toujours aussi forte, voir plus. Ca n’est pas tenable. Je demande à changer de chambre. Ouf c’est accepté. Pas de surprises dans la nouvelle chambre je respire, c’est le cas de le dire.


Chambre réglée, passons à la wifi, à mince elle est en rade, drôle de chance. Décidément je commence à cumuler. Je demande à l’hébergeur si je peux manger, en fait il n’y a rien pour manger, il faut faire 3km matin et soir puisqu’ils ne font pas aussi le petit déjeuner. Heureusement l’homme à tout faire a la gentillesse de m’emmener en ville manger. Pour sûr je ne pourrai pas faire ça tous les jours. No problemo, normalement il y a un vélo. Je demande à y avoir accès. « Pardon mais ça n’est pas possible ». Moi, « Comment ça pas possible ? ». « Il est cassé, on va le réparer ». Ah le on va le réparer contient un risque évident. Bref en gros il n’y aura pas de vélo.


Retour dans la chambre, je commence à être fortement contrarié, surtout après être partis à 10h et être arrivé à 20h. J’aspire au repos et à la sérénité, j’en suis loin. Mais la nuit est là, au moins j’ai une chambre propre. Enfin ça c’était avant que je m’asseye sur le lit. Mon regard est attiré par deux tâches sombres ; du sang. Le changement de lit s’impose. Heureusement il y a un autre matelas simple sans tâche prêt à m’accueillir. Mais un homme avisé en vaut deux, je dormirai dans mon sac à viande.


 Je me disais que la série allait s’arrêter là mais une goutte fit déborder le vase à proprement parlé. M’étant dirigé vers le lavabo de la salle de bain, j’en ai fait un usage modeste ; brossage de dent et lavage de main ; modeste certes mais suffisant pour me rendre compte qu’il était bouché. Ce fut la goutte qui a fait déborder le vase. A 23h la décision s’imposa d’elle-même. Il me fallait quitter ma chambre. Le lendemain à 9h ce fut chose faite et enfin je trouva un logement qui m’accueillit avec plus de sympathie.

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