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Pokhara la nonchalante

  • Photo du rédacteur: L'Api Curieux
    L'Api Curieux
  • 7 déc. 2025
  • 3 min de lecture

Seconde agglomération du Népal, construite autour du lac Phewa deuxième plus grand lac du Népal avec une superficie de plus de 4,43km2, bordé au Nord par les somptueuses montagnes de l’Annapurna, du Machhapuchhre et le Dhaulagiri, cette ville bien que capitale du tourisme au Népal reste une bouffée d’air frais.



Il faut la parcourir pour sentir malgré les touristes son pouls battre. Auprès du lac, tenu par des marchands ambulants, j’observe un peu partout des petits braseros ou barbecues allumés qui s’embrasent à la tombée du jour. Seront déposés dessus brochettes, poisson, Maïs. Un peu plus loin des petites tasses en argile sont prêtes à accueillir le thé au lait qui sera vendu au chaland. En bordure du lac des pêcheurs amateurs étrennent leurs cannes artisanales. Le moulinet est composé d’un carton ou d’un cylindre de papier toilette, mais cela fonctionne bien. Certains paraissent sur les bancs ou les berges. Le loueur de Paddle fait carton plein. Sur le lac paddles, canoës, glissent joyeusement.



En bordure de Lake side se situe un parc. Des enfants viennent y jouer et s’y promener en famille. Des couples se font prendre en photo. Sur le lac quelques parcs et pédalos transportent les touristes. Sur l’herbe l’heure de la sieste a sonné. Nul jugement pour celui qui laisse ses pensées vagabonder et sommeiller tranquillement au bord de l’eau.


Je fais partie de ceux qui aiment regarder leurs pensées s’ébrouer pour mieux les lâcher et se reposer. Coucher sur l’herbe, protégé du soleil par ma casquette, petite sieste inopinée ; moment propice à la contemplation des oiseaux. Un martin pêcheur à gorge blanche passe au-dessus de moi. Au loin dans le ciel quelques milans et aigles passent. Des passereaux vert et rouges me survolent. Un perroquet jacasse au-dessus de ma tête. Le chant des oiseaux et le bruit des rames me berce. Quelques minutes, quelques heures, peu importe, ce qui compte c’est le plaisir de se laisser s’évader.



A la nuit tombée, les braseros illuminent les bords du lac tandis que les chanteurs débutent leurs sets musicaux ; les allées se remplissent de jeunes et de touristes ; les tables sont pleines ; les barbecues rougeoient de plaisir.


Il est temps pour moi d’aller flâner ailleurs.


Une fois délaissé les pourtours de Lake side et les zones touristiques, Pokhara est une ville plus qu’agréable ou le temps semble élastique. A chaque coin de rue des cafés locaux ou prendre le thé ou le café est devenu un art de vivre, des pâtissiers, des barbiers, des couturiers, des marchands de fruit et des chiens. Ils sont nombreux, les habitants de Pokhara semblent avoir une relation singulière avec leurs chiens. Chacun à son chien préféré. Le soir devant ou dans les boucheries il n’est pas rare de voir des chiens attendant patiemment des restes de viande. Dans la rue des couvertures sont posées à même le sol pour les chiens. Certains d’entre eux pour les aider à lutter contre le froid ou la vieillesse sont habillés d’un tee-shirt.



Au petit matin il n’est pas rare de voir les chiens réclamer leur pitance ou tout simplement de l’attention de la part des humains ; une caresse, un peu de jeu. Tout cela donne malgré la taille de la ville un sentiment de profond calme. Le temps semble ici n’avoir peu de prise. Même si les touristes sont hélés dans la rue, même s’ils se comptent par milliers, même si les lendemains sont incertains, les népalais n’en perdent pas pour autant leur flegme et leur joie de vivre.


Ici le stress ne semble pas avoir prise. Un enseignement pour vivre heureux !

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