Plongée en eau salée
- L'Api Curieux

- 5 mars
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 13 mars

Je n’avais jamais plongé, ni réellement contemplé des fonds marins. Pour moi la plage c’est plutôt sur l’eau, en surf, en planche à voile, à la nage ou sur le sable au Volley mais rarement sous l’eau.
Je suis arrivé sur cette île, Koh Rong Sanloem, par un heureux hasard qui s’appelle Romain. Romain c’est un ami luxembourgeois que j’ai rencontré à l’occasion d’une visite chez des ami(e)s en commun à Dijon.
Alors que je partais en voyage, Romain m’annonça qu’il comptait aller au Cambodge sur une île en compagnie de sa compagne. L’occasion pour moi après six mois de voyage en solitaire de se retrouver. Je ne savais absolument pas où se trouvait cette île, je dis oui et Romain eut la générosité de m’inviter.
C’est la première fois que je fais une pause « vacances » après six mois de voyage. Cela peut prêter à sourire, certaines personnes pourraient imaginer que voyager librement pendant six mois avec comme unique objectif de trouver des apiculteurs et des jardins de thé ce sont des vacances, mais ça n’est pas le cas. Le voyage long c’est tout sauf des vacances, surtout avec un budget contraint. Ce que j’ai vécu avec Romain s’apparente plus à des vacances ; c’est à dire un espace-temps où je n’ai ni eu à me soucier du coût de la vie, ni de l’organisation, ni de la logistique, ni du lieu.
Koh Rong Sanloem est situé dans le golf de Thaïlande au sud-ouest du Cambodge et éloigné à peine de 4km de Sihanoukville. C’est une île carte postale. Bordée d’eaux turquoises et de sable blanc, peu peuplée, cette île permet de jouer aux robinsons modernes confort inclus. Tout invite à vivre au rythme du temps et à ralentir. Pas de bruits, pas de routes submergées de trafic, pas de scooters, pas de cris, juste quelques moustiques dans la jungle. Bref un vrai cocon blanc.
Alors ces trois jours ont vraiment été un petit moment à part. Outre l’environnement, les moments partagés avec Romain et sa compagne, ce que j’en retiens, ce qui fut unique pour moi, c’est d’avoir pu observer dans une eau à 30 degrés muni de masque, tuba et palmes les fonds marins. Je n’avais jamais pris ce temps-là : se poser, respirer calmement, palmer doucement, se laisser bercer par l’eau chaude et contempler, contempler les fonds marins, la vie marine, les poissons, les coraux, voir ses couleurs vous éblouir et vous amener vers d’autres univers inconnus. J’ai découvert se baladant entre les rochers et le sable fin des poissons extraordinaires ; jaunes or, orangers avec un liseré blanc et un œillet blanc et noir, bleus ciels, violets, verts, de toutes les couleurs aux reflets irisés. Les noms sont tous aussi farfelus qu’ils sont beaux ; poisson perroquet, poisson chirurgien, poisson papillon, poisson trompette. Je ne les citerai pas tous car je ne les connais pas, mais ils sont tous magiques.
En cet instant dans l’eau je me suis senti dans un réel état d’apesanteur. Contempler ces poissons, ces coraux, ce sable avait quelque chose de méditatif. Pendant quelques instants j’oubliai complètement la notion de temps, de lieu. J’étais juste là, émerveillé, heureux !





















Commentaires