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Les oiseaux

  • Photo du rédacteur: L'Api Curieux
    L'Api Curieux
  • 29 nov. 2025
  • 1 min de lecture

Besisahar, 9h du matin ; je suis assis sur un tapis posé à même le sol béton du toit terrasse, en convalescence de ma grippe. J’ai les yeux à moitié fermés. Les rayons matinaux du soleil me réchauffent doucement. Une abeille vient délicatement se poser sur ma main me dire bonjour. Autour de moi des potagers naturels remplis de fleurs : tagettes, orchidées, rose d’inde, hibiscus rose, plectranthe fausse-scutellaire, foulard. En bas les maisons se réveillent, les femmes et les hommes profitent des premiers rayons de soleil. Le soleil met en valeur les couleurs rouges, bordeaux, roses, fuchsia des châles. Les tasses de thé remplis de lait fument. Les légumes sont mis à sécher sur les toitures en métal ou dans des paniers en laiton. Les vêtements sont également étendus et pour certains d’entre eux posés sur les toitures. Les bêtes, chèvres et poules reçoivent leur grain. Les enfants portant fièrement leur uniforme s’apprêtent à partir à l’école.



Les piaillements des oiseaux accompagnent mes songes. Je les vois de toutes les couleurs virevolter, tournoyer, tourbillonner, papillonner autour de moi pour mon plus grand plaisir. Le temps s’emble s’étirer lentement, paisiblement jusqu’à être arrêté. Instant suspendu, instant méditatif. Assis là, je contemple cet instant présent, conscient de n’avoir rien mais de vivre le merveilleux. Je suis juste bien, j’aimerais que ce temps soit infini.

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