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Les bus repartent toujours, enfin presque toujours...

  • Photo du rédacteur: L'Api Curieux
    L'Api Curieux
  • 8 déc. 2025
  • 1 min de lecture

Après une halte rafraichissante au lac Begnas et une bonne carpe grillée il est temps pour moi de repartir vers Pokhara. Je prends le bus local ; quelques icônes religieuses, quelques leds (heureusement pas encore allumées), des fauteuils enfoncés, décrépis mais pas troués, des fenêtres encore fonctionnelles nonobstant les poignées cassées. Il est conforme à la norme locale. Un peu rouillé, décrépis, troué, il date d’antédiluvien mais jusqu’à présent tous ceux que j’ai pris ont roulé.



17H00 en plein embouteillage voilà que le bus fait un drôle de bruit. Krick, krouack, encore krick et Krouack puis silence total. Un silence de mort. Nous sommes bloqués en plein milieu de la circulation. Pas d’affolement, les bus repartent toujours. Enfin toujours sauf là. Pas moyen de repartir. Descente un peu sportive pour l’ensemble des usagers. Les véhicules nous frôlent mais les népalais semble coutumes de ce genre d’aléa. Pas d’énervement. Vite un caillou pour éviter que le bus reporte en arrière.



Coup d’œil de l’assistant du chauffeur. Ouille ça s’annonce mal. Une grimace de ce dernier annonce la fin du voyage. Le diagnostic vital du bus est engagé. C’est l’arbre de transmission qui s’est tout simplement détaché. Quelques minutes plus tard j’apprends que les freins ont eux aussi lâché.


Finalement nous avons eu beaucoup de chance. Cet aléa est intervenu dans un moment privilégié où nous étions au ralenti presque à l’arrêt. En pleine descente, même si ce bus dépasse rarement les cinquante à l’heure, l’histoire aurait été différente.


Comme quoi il y a bien une vieille âme qui veille sur les bus !

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