Les abeilles et la cuisinière
- L'Api Curieux

- 22 oct. 2025
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 7 nov. 2025

Me voici à Linghtem où je profite de l’air de la montagne et de son calme. Je n’oublie pas les abeilles. Il se trouve qu’ici en pleine campagne chaque maison à sa ruche tronc traditionnelle. C’est très agréablement surprenant. Les abeilles ne manquent pas. Chacun récolte un peu le miel à sa sauce avec un léger enfumage, mais le tout à la main et sans protections. Ils prélèvent les premiers rayons de miel et laissent le reste pour les abeilles. Jusque là rien de nouveau par rapport à ce que j’ai déjà vu.
Mais là je tombe sur quelque chose de complètement imprévu. Mon hôte a la gentillesse de m’amener deux maisons plus loin au-dessus de lui. Ici les gens sont pauvres la maison consiste plus en une cabane sur pilotis, avec deux toilettes externes et deux pièces à vivre ; une pour l’âtre de la cheminée qui constitue encore la pièce centrale de vie avec une table de cuisine ajustée au mur et une pièce faisant office de salon, chambre à coucher. Il fait sombre, la fumée a noirci tout l’intérieur et imprégné tout le bois ; la famille fait ses travaux de fermage à même le sol. On pourrait se croire dans une ferme française d’avant la seconde guerre mondiale.
C’est dans cette atmosphère que je pénètre ce lieu. Je ne vois quasiment rien mais j’entends plein de bourdonnement. En fait la pièce est le lieu d’un étrange balai aérien où on voit virevolter plein d’abeilles. Certaines sont à même le sol, d’autres me percutent, d’autres viennent de dehors. Je suis pieds nus comme le veut la coutume locale mais j’ai peur d’en écraser une. C’est là que l’on me fait découvrir le nid. Derrière une bâche en plastique se trouve une planche en bois qui fait office de tiroir de cuisine, et dans ce tiroir se trouve tout simplement un nid constitué de plusieurs rayons de cire alimenté de l’extérieur par un petit trou dans la cloison en bois. Cela fait plus de trois ans que ce nid existe et que les habitants de la maison coexistent avec. Ils prélèvent de temps à autre un peu de miel, encore une fois sans protection et en bonne coexistence avec les abeilles.
C’est la première fois que je vois un tel tableau qui a quelque chose de très poétique et qui semble venir tout droit d’anciens temps.































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