Le coup de soleil
- L'Api Curieux

- 25 janv.
- 2 min de lecture
Ce soir je suis de sortie à Champasak avec une française que j’ai retrouvée en voyage et un couple de ses amis installé localement. Le moment s’annonce festif ; apéro plus théâtre. Sur le chemin du café je trouve un serpent. C’est fascinant de regarder cette queue gris foncé et blanche qui bouge dans tous les sens sans tête. Après réflexion il a toujours une tête mais elle est juste coincée dans la roche. Peut-être que l’on devait appeler ce serpent rantanplan. Je me demande bien comment il a fait pour coincer sa tête. Après quelques minutes d’observations j’appelle à la rescousse mes camarades de soirée. L’une d’entre elle, beaucoup plus intrépide que moi en marchant sur les pierres arrive à le libérer. Ce dernier repart penaud mais la tête haute en couleur. Sa tête est en forme de v et est rouge et verte.
Le serpent étant libéré c’est l’heure de l’apéro. Bières, grillages, poisson, frites, voilà de quoi réjouir nos papilles. Quelques minutes plus tard un français vient nous rejoindre. Il a pris un sacré coup de soleil sur le nez.
L’apéro déliant les langues et la discussion allant bon train on finit par parler de tout et de rien et du beau temps. Il nous raconte que sur le plateau des boloven il a eu froid le soir et chaud en journée. Ayant eu un problème de peau, le soleil c’est un sujet sur lequel je suis sensibilisé. On ne badine pas avec le soleil. Je lui dis de faire attention, un cancer est vite attrapé. Sa réponse a été de me dire qu’il venait du sud et qu’il avait l’habitude du soleil.
Après avoir été terminé l’apéro nous sommes allés voir un spectacle de marionnettes locales et d’ombres chinoises. C’était intéressant mais malheureusement pas traduit en français. Le plus important était de voir l’arrière du décor, voir comment les locaux manipulaient ces ombres chinoises, comment ils s’exprimaient et donnaient vies aux marionnettes. Et puis les marionnettes faites de papier de riz étaient vraiment splendides.
Après la fin du spectacle je suis parti me coucher, les autres ont continué à faire la fête. Le lendemain j’ai reçu un message ; le compagnon de route qui ne craignait pas le soleil était malade comme un chien. Aucun de nous n’étant malade, il avait je pense attraper une grosse insolation.
Mais comme il disait ; il venait du sud et avait l’habitude du soleil.









Commentaires