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La spiritualité...

  • Photo du rédacteur: L'Api Curieux
    L'Api Curieux
  • 16 déc. 2025
  • 3 min de lecture

Bienvenue au Népal le berceau de la spiritualité de la paix et de la sérénité là où serait le lieu de naissance de Siddhartha Gautama (Bouddha) à Lumbini et également haut lieu de l’hindouisme avec plus de 84% de croyant.


Le Népal ça aurait dû être la « Mecque » la plus ultra ; une terre sainte imprégnée jusque dans ses rochers, dans son sol, dans son eau, dans son air. Ce pays me disait-on respire la spiritualité, la sérénité, la paix. Mantras, Tangka, temples, stupa, bols, drapeaux de prière tibétains, fêtes religieuses, tout rappel à la spiritualité. Les gens autours de moi n’arrêtaient pas d’encenser le Népal.



Alors pourquoi, pourquoi ce sentiment de vide ?


La spiritualité elle se vit, elle ne se décrète pas. En arrivant au Népal je croyais que les montagnes, les plaines, les sentiers, les cours d’eau seraient imprégnés de cette spiritualité, mais à la place j’ai été confronté à une horde de touristes et de guides locaux. Le pays reste chaleureux, les gens accueillants, mais de vraie spiritualité je n’en n’ai pas ressenti. Ma déception a été d’autant plus grande que l’année précédente au cours de mon voyage en Inde dans l’Himachal Pradesh j’ai été confronté à cette spiritualité.


A Kaza et dans ses environs, les rochers respirent une atmosphère différente. Il s’en dégage une vraie énergie, une forme de pureté minérale que je n’ai pas retrouvé au Népal. On s’y sent à la fois proche de tout et de rien. Cette région isolée m’a donné l’impression de toucher le toit du monde, de faire un avec mon environnement. C’est la première fois que je me sentais à la fois aussi entier et aussi perméable à mon environnement.


Au Népal rien dans l’environnement ne m’a apporté cette plénitude. C’est beau, le pays est cerné par les plus hauts sommets au monde. La population est souriante, avenante. Mais pour moi le Népal donne une image de miroir cassé. Ce pays censé être un berceau d’humanité est aussi celui où on a vendu la montagne et ses rites les plus sacrés au plus offrant. La course au toit du monde, les performances, mais à quel prix ? Celui de sacrifices toujours plus nombreux de sherpas, de femmes et d’hommes dont les corps laissés en cours de route jonchent les chemins qui mènent au toit du monde. Tout cela en vaut-il la peine ?


Le prix à payer pour ces excès d’hubris est peut-être un effacement de la spiritualité. Heureusement, un lieu contre toute attente m’a quand même permis de ressentir des brides de spiritualité. Il s’agit de Bodnath le sanctuaire bouddhiste contenant le stupa plus grand au Népal et un des plus haut au monde (40m) construit sur une base circulaire de 120m. Sa construction remonterait à plus de 1500 ans.


Siddharta Gautama, le fondateur du bouddhisme aurait lui-même défini cet emplacement (sources à vérifier car je l’ai entendu d’un guide népalais) d’où sa forte spiritualité. Ce site est situé en plein banlieue animée de Katmandou et est bien sur ultra-fréquenté par les touristes, vendeurs en tout genre.


D’où vient la spiritualité alors je ne saurai le dire. Par contre ce dont je suis sûr c’est que en faisant le tour du stupa j’ai été habité par un fort sentiment de calme, de paix et de sérénité et que ce sentiment je ne suis pas le seul à l’avoir vécu.

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