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Des couverts en guise de transition vers le Népal

  • Photo du rédacteur: L'Api Curieux
    L'Api Curieux
  • 1 nov. 2025
  • 2 min de lecture


C’est mon dernier soir en Inde. Je suis à Siliguri loin des glissements de terrain. Tout se goupille bien, j’ai trouvé un hôtel a un bon prix avec cour intérieure, petit jardin, balcon fleuri et chambre calme et l’aéroport juste à côté. Honnêtement un des meilleurs hôtels que j’ai trouvé. Une sacrée surprise.


Ce soir je mange au restaurant de l’hôtel et là ahurissement, vous ne me croirez pas, mais je me retrouve attablé devant ma table avec des couverts ! Si, si de vrais couverts en inox ; fourchettes, couteaux, petites et grandes cuillères et verre à eau. Ça n’a l’air de rien pour tout français ou européen éduqué à ne pas manger avec ses doigts, mais voilà nous sommes en Inde, on mange avec les trois doigts de la main droite et assez rapidement pour le coup pour éviter que la nourriture tombe. Cette habitude est tellement ancrée que l’on ne trouve pas de couverts. On ne trouve pas non plus de verre car on boit au pichet en faisant attention à ce que les lèvres ne touchent pas le goulot. Les premiers jours j’avais trouvé ça difficile, surtout pour moi qui déteste avoir les doigts collants, gras. Mais au bout du compte j’ai su m’adapter.


Me voilà donc tout décontenancé, comment on s’en sert, comment on les tient. Je me trouve presque ballot, maladroit. J’hésite d’ailleurs avec les doigts. Je me mélange les pinceaux, mais finalement je reprends vite mes marques et surtout ai la satisfaction de terminer mon repas avec des doigts propres. Finalement l’usage des couverts est un indicateur d’identité. Retrouver des couverts c’est signe que je réintègre un autre monde. Dans le cas présent c’est surtout signe que je m’en vais vers d’autres horizons, ceux des montagnes népalaises.


Pour me rendre à Katmandou je prends l’avion. Moment magique, en plein milieu de mon vol je me réveille et vois à travers mon hublot émerger d’une mer de nuages une montagne enneigée aux reflets bleutés et argentés. Me voilà littéralement en train de survoler le toit du monde. J’ai presque l’impression de marcher dessus, comme si j’étais en apesanteur. Cela ne dure que quelques minutes mais la beauté de ce spectacle me rappelle à l’insignifiance de l’être humain face aux merveilles de la nature. Ce tableau que je contemple a quelque chose d’irréel et d’intemporel. Je touche du doigt l’une des merveilles de ce monde.



Arrivé à Katmandou, changement d’ambiance. D’abord j’ai voyagé avec plein d’occidentaux, la première fois que j’en vois autant depuis mon départ. La délivrance de visas me prend à peine 5mn. En sortant j’ai la surprise de trouver une ville plutôt organisée ; il y a des trottoirs, les routes ne sont pas toutes cabossées, oh magie, les rues ne ressemblent pas à un dépotoir, les égouts ne sont pas directement à fleur de sol, il y a même des poubelles et surtout, surtout, il y a très peu de klaxons. Je m’attendais à devoir combattre la saleté, le bruit, la foule et finalement Katmandou se révèle agréable, douce, mélangée et juste ce qu’il faut de brouillon pour me rappeler que je suis bien en Asie.



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