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De Katmandou au Laos : plongée en eaux douces

  • Photo du rédacteur: L'Api Curieux
    L'Api Curieux
  • 17 déc. 2025
  • 2 min de lecture

Passer de Kathmandou à Vientiane c’est le choc culturel garanti. Je me revois à l’aéroport de Katmandou le soir de mon départ ; plus de cinquante voitures garées en double file devant le parvis de l’aéroport, une foule compacte, désordonnée et dense devant l’entrée de l’aéroport, des chariots remplis à ras bord, toute la famille des népalais en soutien de leur enfant partant à l’immigration et la course et les coups de coude pour passer les portiques de contrôle. Un moment épique légèrement agaçant.


Arrivée à Vientiane, changement de décor. Le visa est rapide. Un bus public climatise aux fauteuils en simili cuir, confortable, non déchiré me permet de rejoindre le centre-ville. Dix minutes de marche et me voici à mon auberge.



Il fait bon, une trentaine de degrés ; les rues sont propres, des poubelles existent, il y a des trottoirs et l’étendard laotien ainsi que le drapeau du parti communiste flottent un peu partout. Les avenues sont larges avec des feux de circulation que dans l’ensemble les conducteurs assis dans des véhicules rutilants respectent. Ô divine surprise, pas un klaxon au cours de cette première journée n’égaye mon arrivée. Les conducteurs laotiens sont calmes et respectueux des piétons. Les voitures sont modernes, grosses et électriques et pour la plupart viennent de Chine. Pas un seul scooter n’essaye de m’écraser.


De part et d’autre de l’avenue principale des temples aux devantures dorées et décorées de serpents, dragons, hydres et autres animaux mythologiques sont là pour me rappeler que je suis dans un univers bouddhiste.



Les Laotiens contrairement aux népalais sont beaucoup plus réservés. Ils n’élèvent pas la voix, c’est même mal vu. Le respect de la hiérarchie, la règle dans cette société et l’importance de ne pas sortir du cadre et de ne pas perdre la face semble primordial. Cependant quelques sourires et quelques mots en laotiens suffisent à briser la glace et avoir droit à de beaux sourires.


La capitale laotienne semble centraliser l’ensemble des ressources et infrastructures du pays. C’est un réel changement vis-à-vis de la joyeuse et turbulente Katmandou. Vientiane c’est tout son opposé, elle me fait penser à un enfant timide qui a un peu peur de son environnement et d’exister. Pour le coup cette capitale ultra moderne bordée de cafés, restaurants en tout genre revêt par moment à mes yeux un aspect irréel et un peu aseptisé. Heureusement les bananiers, palmiers, cours d’eau me rappelle que je suis au Laos. Et surtout il y a les marchés alimentaires.


Les marchés c’est juste un régal pour les yeux, le goût et les odeurs. Changement radical de décor. Devant moi se tiens des ananas provenant de Thaïlande, des fruits du dragon, des bananes, des mangues, des sortes de litchis et plein d’autres fruits que je ne connais pas. Les laotiens sembles manger à toute heure. A Vientiane presque à chaque coin de rue se tient des barbecues.



Brochettes de porc et de bœuf, huitres, anguilles, maïs, bananes, patates douces égayent les allées. Le soir on trouve plus exotique ; œuf de poussin, pieds de poulets, vers à soie vivant, criquets et sauterelles grillées, liqueur de scorpions, rat des champs, bref tout ce qui peut être mangé.


Me voici bel et bien arrivé dans un autre univers !

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