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Dans les brumes de Darjeeling

  • Photo du rédacteur: L'Api Curieux
    L'Api Curieux
  • 30 oct. 2025
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 7 nov. 2025


Mon séjour en Inde s’achevant, je ne pouvais décemment quitter le pays sans visiter Darjeeling. Ce nom pour moi évoque l’exotisme, les époques coloniales révolues, les films d’espionnage, le train à vapeur, une tasse de thé dans la main, des champs de thé à flanc de coteaux le tout baigné dans la brume et une forme d’intemporalité.


Darjeeling c’est aussi tout simplement le Champagne du thé. On y parle terroir, pente, ensoleillement, taille, coupe et bien sûr localisation. Certains thés sont issus de mélanges de parcelles, d’autres d’unique parcelle. On parle 1st flush, 2nd flush, Monsoon flush, Automn flush, Moon flush. On parle feuille entière, demi-feuille, brisée, broyée. Ce thé on le regarde, on identifie sa robe ; clair, jaune, rouge, ambrée, sombre, marron. Il est astringent, tannique, amer, soyeux, doux, liquoreux, fruité, boisé, cuivré. Il fait l’objet de concours annuel par des sommeliers professionnels. Darjeeling c’est tout ça. Les thés se vendent partout dans le monde, certains sont vendus à Darjeeling même plus de 10€ les 50g. Ils s’exportent à Hong Kong, New York, Pékin, Tokyo, Londres à des prix dépassant le millier d’euros au kilos. On est vraiment dans le palais des thés.


Alors c’est sûr que cela me fait fantasmer, sauf que de Darjeeling je n’y ai vu que de la brume, de la pluie et quelques touristes. La faute à une tempête tropicale nommée Montha qui a complètement bouleversé le climat local et qui m’a fait vivre trois jours de mousson.



Cela ne m’aura pas empêché de boire une excellente tasse de thé - 1st Flush du jardin de Turzum - et de m’en aller à Siliguri, laissant ainsi à Darjeeling ses jardins secrets bien gardés.



 
 
 

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