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Angkor what ?

  • Photo du rédacteur: L'Api Curieux
    L'Api Curieux
  • 3 févr.
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 24 févr.


Ils s’étendent sur plusieurs hectares en plein milieu de forêt aux arbres majestueux. Des étendues d’eau artificielle, génie hydraulique du XI siècle les abreuve. Ils sont majestueux, surprenant, imposant, étonnant, mystiques. Il a fallu des centaines de milliers d’esclaves pour les bâtir. Ils se sont construits sur cinq siècle passant de l’apogée à la décadence. Ils ont été oubliés, maltraités, pillés, volés, détruits pour finalement être réhabilités et reconnus à leur juste valeur. Je parle bien entendu des fameux temples d’Angkor, berceau et symbole de la civilisation khmer dans ce qu’elle avait de plus élaborée.



Ces temples ont vu le jour et se sont construits entre le IX et XIV siècle. A leur apogée le bassin urbain d’Ankhor et de sa capitale Angkor Thom s’étendait sur plus de 9km2 et contenait jusqu’à 800 000 habitants. La surpopulation, la pression et les incursions des voisins siam (Thaïlande), des problèmes climatiques et de gestion d’eau entrainèrent le déclin et la fin de cette fabuleuse civilisation.


L’ensemble des temples comprend plus de 230 monuments, parmi les plus fameux ; Angkor What, Bayon, Preah Khan, Ta Keo, Ta Prohm, Bantey Srey. Inutile de tous les énumérer, un nom seul ne veut rien dire. Il faut pouvoir les visiter pour comprendre réellement la philosophie de l’époque et l’étendue de la richesse de la civilisation Khmer.


Associant à la fois des influences hindouistes et bouddhistes, les temples, monuments divers, bassons sont émaillées de dessins, de sculptures et de références religieuses. L’hindouisme (dont les origines remonteraient à plus de 4000 ans dans les berges de l’Indus) aurait été importé au Cambodge par des marchands. C’est le royaume Funan ancien royal du Sud Est Asiatique qui fut le premier royaume à adopter la religion hindouisme. Dès lors le culte de Shiva (déesse de la destruction et de la renaissance) et de Vishnu avec ses huit bras (dieu de la protection garant de l’équilibre cosmique) dans les premières constructions Khmer prend ses racines dans l’influence du royaume de Funan. Le symbole de Shiva et de Vishnu se retrouve dans les ornements, les nombreuses statues dédiées à ces divinités et l’influence de l’hindouisme dans l’agencement physique des palais. Le Bouddhisme lui s’est développé pleinement à partir du XII siècle sous Jayavarman VII. Il s’agit de la branche Theravada qui associe animisme et brahmanisme. On doit à cette influence les milliers de statues de Bouddha et les nombreux épisodes de la vie de Bouddha.



Il faudrait des jours et des jours pour tout voir tellement le lieu est riche. Rien que les quatre portes d’entrée et leur visage gardien des citadelles représentant le bodhisattva avalokiteshvara entourées de douves suffit à se donner une idée de la grandeur de cette civilisation.


Malgré les nombreux touristes le lieu fait l’objet de plusieurs programmes de sauvegarde et de réintroduction d’espèces végétales et animales. Ainsi on trouve un programme de réimplantation d’arbre, un autre de lâcher et de suivi du Calaoe Bicorne, un autre de réintroduction du Gibbon. Tout cela donne une touche rafraichissante à la visite de ces temples et leur donne vie.



Finalement au-delà de la finesse des sculptures, du détail, des multiples parures, des labyrinthes, ce que je retiens d’Angkor c’est sa forêt, la nature environnante et le fait que même au milieu des pierres il existe une joyeuse cohabitation entre nature, pierre, terre, ciel et humain.

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