Sandesh GAUTAM (Nepal)
Apiculteur / Chef d'entreprise

Aujourd’hui je rencontre Sandesh à Gaindakot. Nous n’avons échangé que quelques mots via Internet et ne sait vraiment pas à quoi m’attendre. Il a la gentillesse de directement venir me chercher au pied de l’arrête de bus. Je suis directement accueilli par son sourire, sa jovialité et bonne humeur, c’est très agréable. Il parle un anglais parfait. Une fois arrivé dans ses locaux qui sont bien agencés et où nous sommes accueillis par quelques ruches, nous rentrons dans le vif du sujet. A travers les outils qu’ils possèdent (notamment ceux nécessaires au greffage des reines, de l’expertise du miel), sa connaissance, je me rends bien compte que je change d’univers par rapport à l’Inde. Ce n’est pas une petite exploitation que je visite mais une très grosse exploitation moderne. 20 tonnes de miel produit, je crois que je n’avais jamais visité une telle exploitation. Et malgré son volume, son travail, Sandesh ne s’est jamais départis de son sourire et m’a accordé de son temps.
En plus d’être un jeune chef d’entreprise, ce qui me touche chez lui, outre le fait qu’il a bien voulu me recevoir dans son entreprise et par la suite chez lui, c’est la qualité de nos échanges. Nous parlons librement de tous les sujets de l’apiculture à la fois en France et au Népal. Il a fait preuve d’une grande gentillesse et générosité. Il me fait visiter son exploitation, me présente ses outils, son équipe. Même si c’est une entreprise majeure, le coût salarié étant bien inférieur au coût des machines, l’essentiel du travail de fabrication des ruches est réalisé de manière manuelle.
De notre rencontre, outre son sourire, ce que je retiens c’est sa capacité de gestion d’équipe, sa volonté de toujours avancer, d’essayer, de s’informer, de comprendre et son ouverture d’esprit. De ce fait nos échanges ont été très riches. Nous avons aussi bien parlé gestion de colonies, que maladie, marketing, modernisation des pratiques, impacts du marché international. Le côtoyer est passionnant car il est au fait des dernières technique d’apiculture, mais aussi conscient des limites de son exploitation et de l’apiculture au Népal.
Ainsi sa problématique majeure est de trouver un moyen pour faire face à la concurrence accrue des produits indiens et d’arriver à faire évoluer les pratiques pour éviter que les apiculteurs prélèvent le miel directement dans le cœur de la ruche.
Nos échanges ont permis d’entrevoir quelques pistes, j’espère qu’elles lui seront fructueuses.














