Thierry MASSON (France)
Berger des Abeilles et formateur notamment auprès de Vivea - Bee shepherd and instructor -

Thierry Masson, originaire des Vosges, s'est installé en Dordogne à Villefranche de Lonchat autour de 2010 dans le projet de construire une micro ferme en autonomie maximale. Il a profité de cette transition pour changer d'activité professionnelle et a rejoint l'association au ras du sol comme formateur à la gestion de la matière organique (compost).
En parallèle, intéressé par les abeilles, il a fait ses premières expériences au sein de ruchers écoles dont les pratiques lui ont paru éloignées de la bonne prise en compte du besoin des abeilles. Il a fait ses premières armes sur des ruches warrés, puis sollicité par ses amis a créé une association "les butineurs du bonheur" pour accompagner toutes et tous ceux qui adhérent à une apiculture douce et respectueuse du rythme de vie des abeilles. Pour lui les abeilles contribuent à "l'ambiance des lieux", elles nous amènent au rythme naturel, aux cycles solaires. Les accompagner et les accueillir c'est donc participer et contribuer à créer des ambiances de vie, ce qu'il estime être un des sens de la vie. En effet, vivre, c'est expérimenter, et donc favoriser la biodiversité dans sa multiplicité.
A ce jour il possède une trentaine de ruches différentes (warré, dadant, horizontale, tronc, japonaise, terre-paille - dite solaire). Il privilégie un nombre d'intervention limitée dans les ruchers. Pour lui l'essaimage, c'est à dire la période en mai ou la reine et une partie de la colonie émigre pour laisser place à une nouvelle reine, est essentiel au renouvellement des souches d'abeilles, au brassage génétique et à la résilience de la ruche. Il remarque que dans la gestion de lutte contre le varroa que l'essaimage permet de réduire la pression de cet acarien. "Cessons de se prendre pour dieu" nous dit-il et prenons le temps d'observer pour mieux comprendre et accompagner nos ruches.
En conclusion je retiendrais cette phrase de notre rencontre :
" Les abeilles, on ne fait que leur proposer un habitat, mais on ne sait jamais si elles vont rester".
Elles nous font travailler sur notre rapport à la propriété et à notre relation aux autres et à l'avoir, elles sont à la fois sauvages et domestiques.
Peut être est ce ainsi que nous devrions concevoir notre relation aux autres ?
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